Créations de l’équipe artistique
Au regard de l’action de l’association Ombre en Lumière depuis plus de 12 ans à Belleville et de l’implantation du Local dans le quartier, nos créations et la programmation poursuivent leur volonté de transmettre la mémoire des populations issues de l’immigration et la mémoire d’un quartier.
En 2008, l’équipe artistique a également souhaité interroger la place du théâtre dans le contexte culturel actuel, et interpeller le public, avec la création du spectacle « L’insomnie du Prince de Conti ».
L'insomnie du prince de Conti Libre adaptation du « Traité de la comédie et des Spectacles » d’Armand de Bourbon, Prince de Conti
Mise en scène : Gabriel Debray
Interprétation : Vincent Viotti
Scénographie : Thierry Dufourmantelle
Lumières : Jacques Boüault
Costumes : Myriam Racineux
« … Pourquoi ne montez-vous pas sur le Théâtre aussi bien que ces bouffons qui vous font rire ? Quoi ? Vous dites que vous en auriez honte ? Vous puniriez chez vous ceux qui tiennent les propos mêmes dont vous vous divertissez ? C’est le comble de l’extravagance !… »
Au XVIIe siècle, Armand de Bourbon, Prince de Conti, après avoir été le premier protecteur de Molière, devient l’un des plus violents adversaires du théâtre et plus particulièrement de la comédie. L’insomnie du Prince de Conti pose la question de la «représentation» hier comme aujourd’hui, et témoigne du fanatisme des intégristes qui s’attaque toujours à cette notion de représentation. Il interroge aussi la souffrance d’un homme pénitent à l’approche de la mort. Enfin, il questionne la place du spectateur au théâtre, puisque Conti en fait l’un des responsables du scandale qu’il dénonce.
"...Gabriel Debray a conçu, avec Vincent Viotti, l’insomnie du Prince de Conti où, à l’approche de la mort, le puissant ressasse sa haine des spectacles tout en se souvenant de scènes moliéresques, qu’il ne peut s’empêcher d’admirer. Belle interprétation fiévreuse de Viotti. Beau moment qui aurait sa place partout où l’on s’interroge sur le théâtre."
Gilles Costaz
L’avant-Scène théâtre - 15 janvier 2009
"...Le spectateur aura la sensation grandissante que les murs du théâtre se resserrent autour de lui, au rythme de l’enfermement du Prince d Conti dans son mauvais rêve. Et la langue de ce texte, contemporaine de celle de Molière, contribue à l’ambivalence de la sensation : le malaise est exquis… Dès les premières phrases, le comédien Vincent Viotti nous plonge dans ce délectable verbe du XVIIe, parce que, justement, il sait le savourer lui-même..." Céline Delavaux
Cassandre/Horschamps 77 - Printemps 2009
Créé au Local les 13, 14, 19, 20, 21 décembre 2008 Le spectacle a été repris dans le cadre de la Foire Saint Germain les 11 et 12 juin, à la crypte Saint Sulpice et dans le cadre du mois Molière à Versailles le 18 juin, au Carré à la farine. Prochaines dates : À la cour du Musée Cognacq-Jay
Vendredi 18 et samedi 19 septembre à 21h00 Dimanche 20 septembre à 21h00
À la cour de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
Jeudi 24 et vendredi 25 septembre à 21h00
Samedi 26 septembre à 21h00
Au Local
Vendredi 2 et samedi 3 octobre à 20h30
Dimanche 4 octobre à 17h00
Au Musée Carnavalet
Jeudi 15 et vendredi 16 octobre à 21h00
Samedi 17 octobre à 21h00
Morte ou Vive...? Vive la Commune ! Un spectacle d’Emmanuel Gradt.
Conçu, animé, joué et mis en rythme par
Emmanuel Gradt
Alexandre Céalis
Jean-René Jalenques
Avec la participation de spectateurs volontaires.
L’histoire de la Commune de Paris de 1871, de la chute de l’Empire jusqu’à la semaine sanglante. Son utopie démocratique résonne-t-elle aujourd’hui ? Existe-t-il encore entre nous des idéaux communs ? Spectacle épique, populaire et coopératif en 11 tableaux pour 50 personnages en forme d’animation interactive de rue ou de salle pour un narrateur, un comédien intervenant, un percussionniste, et tous les spectateurs volontaires. Une histoire à écouter, à déclamer, à rejouer ensemble, pour revivre ensemble la mémoire du temps où, en hommes et femmes debout, nous avions pris le pouvoir sur nos propres destins.
Premières représentations les 28, 29 et 30 mars 2008 au Local
Mes Mains se souviennent Création de Claire de Monclin, Gabriel Debray et Thierry Dufourmantelle
Textes de Nathalie Levy
Danse : Claire De Monclin et Ogun Jacorau
Musique : Groupe Bolitz
Interprétation des textes : Gilles Dao
Création Lumière : Jacques Boüault
La première création commune des trois programmateurs du lieu, présentée lors du lancement de la saison 2007-2008. C'est un spectacle de danse-vidéo-théâtre né de la confrontation de leurs univers, d'une volonté de créer du lien entre les personnes, dans le quartier de Belleville, et entre les disciplines artistiques.
"Les pierres ne deviennent-elles pas précieuses dès lors qu'on les regarde?" (Pierre Meunier)
Spectacle en hommage à la beauté, à la force expressive, à la personnalité singulière des mains. Nos mains, ces inconnues qui nous accompagnent quotidiennement tout au long de notre vie. Avec les moyens de la danse, la vidéo et le théâtre, chaque séquence explore et déploie de façon singulière, les rapports entre le mouvement, la parole et l’image.
Remerciements aux quinze habitants qui se sont prêtés au jeu de l'interview filmée
Le comédien et metteur en scène, Gilles DAO, nous a quitté à l’âge de quarante-deux ans.
Il était le fondateur et le directeur de la compagnie M.-G. Pessoa. L’intensité et l’exigence de ses engagements esthétiques et politiques, sa résistance à la compromission et l’authenticité de sa démarche créatrice en ont fait un des artistes remarqués de la scène théâtrale actuelle.
Il a choisi de mettre fin à ses jours le dimanche 27 janvier 2008.
Sa décision, libre comme le furent sa vie et ses choix, laisse désemparés sa famille, sa fille, ses amis et ses compagnons d’aventure et de travail.
Nasr Eddin Hodja à Paris De Claude Weill
Avec Salah Teskouk
Mise en scène Gabriel Debray
Lumières de Jacques Boüault
Nasr Eddin, à la suite d’on ne sait quelles pérégrinations, se retrouve aujourd’hui sur le macadam parisien. Éternel émigré, clochard, routard, vagabond, petit délinquant, marginal, déficient mental, sans toit, sans loi, sans foi, il va se heurter aux rigidités de cet âge de béton.
Négritudes Balade poétique Avec Amadou Gaye, comédien
Mis en scène par Gabriel Debray
Lumières de Jacques Bouault Avec les auteurs :
Birago Diop, David Diop, Léopold Sédar Senghor, Jean Métellus, Aimé Césaire, Paul Niger, Guy Tirolien, Jacques Roumain, Nicolas Guillen, Roussan Camille, Bernard Binlin Dadié et Gilbert Gratiant…
La balade poétique est rythmée par les couleurs, la sensualité de l’Afrique, la colère contre les ravages commis par l’homme blanc, et le souffle des ancêtres... de nos ancêtres.
« Pour moi, il s’agit d’une réelle appropriation de ces paroles. Faire entendre à la manière du conteur africain cette poésie, ces mots, qui font rayonner la voix, le corps et le cœur. Poésie chaude, apparentée au rythme du tam-tam, à la mélodie lyrique de la kora ou au libre souffle du jazz. » Amadou Gaye
Créé en mars 2006 au Local dans le cadre du Printemps des Poètes.
Avec le soutien financier du FASILD.
Repris en septembre 2006 au Local,
en décembre 2006 au Lucernaire
et le 9 février 2008 dans le cadre des escales de la mémoire au Local.