Programmation 2019-2020

Oct
2019

Nov
2019

du 4 octobre
au 25 novembre

Vendredi à 20h30
Samedi à 19h
Dimanche à 17h
Lundi à 19h

réservation02

Tarifs:
12 € (tarif plein)
8 € (tarif réduit*)
3 € (Rsa)

Tarifs dates
2 représentations
le même jour,
les 2 spectacles*:
18 € (plein)
12 € (réduit*)
5 € (Rsa)

* Enfants - 12 ans, étudiants, demandeur d’emploi, sénior 60+, adhérents Ombre en lumière

Théâtre

Un amour sans résistance

de Gilles Rozier
Interprété en alternance par Xavier Béja & Chantal Pétillot
Mise en scène: Gabriel Debray
Collaboration artistique & chorégraphique: Claire de Monclin
Contribution picturale: Mirella Rosner
Création lumière: Jacques Boüault
Création sonore: Thomas Bonnel

un amour sans résistance

«La porte s’est ouverte, on a poussé un groupe vers l’intérieur, des juifs. Le jeune homme était parmi eux, en civil, majestueux.»

En France durant l’Occupation le narrateur, dont nous ignorons le sexe, raconte sa vie pendant la guerre. Germanophile, enseignant l’allemand dans un lycée, il cache ses livres interdits par les nazis: Stefan Zweig, Thomas Mann, Ödon Von Horvàth…

Traducteur obligé de la Gestapo, sa route croise celle d’Herman un jeune juif, et le sauve de la déportation.

Commence alors une histoire amoureuse…

 

Gilles Rozier est écrivain, traducteur de l’hébreu et du yiddish, et éditeur. Il a été directeur de la Maison de la culture yiddish de 1994 à 2014 et, en 2016, il fonde les éditions de l’Antilope. «Un amour sans résistance» est un roman paru en 2003 aux éditions Denoël, en 2005 aux éditions Folio poche, traduit en 12 langues.

 

Avec le soutien de Lilas en scène, la SPEDIDAM & la DILCRAH – Délégation Interministérielle de Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine (LGBT)

 

Programmation en alternance avec Xavier Béja & Chantal Pétillot

Du vendredi 4 au Lundi 7 octobre - Xavier Béja
Du vendredi 11 au lundi 14 octobre - Chantal Pétillot
Du vendredi 18 au dimanche 20 octobre - Xavier Béja
Du vendredi 8 au lundi 11 novembre - Chantal Pétillot

Représentations alternées sur deux week-ends

 

Du vendredi 15 au lundi 18 novembre

Vendredi 15 novembre - Xavier Béja
Samedi 16 novembre - Chantal Pétillot
Dimanche 17 novembre - Xavier Béja
Lundi 18 novembre - Chantal Pétillot

Du vendredi 22 au lundi 24 novembre

Vendredi 22 novembre - Xavier Béja
Samedi 23 novembre - Chantal Pétillot
Dimanche 24 novembre - Xavier Béja

Programmation exceptionnelle avec deux représentations le même jour*:

Dimanche 13 octobre à 17h avec Chantal Pétillot
& à 19h avec Xavier Béja
Lundi 21 octobre à 18h 30 avec Chantal Pétillot
& à 20h30 avec Xavier Béja
Lundi 25 novembre à 18h 30 avec Chantal Pétillot
& à 20h30 avec Xavier Béja

«Rencontre autour du spectacle»:

Le Local et l’équipe artistique vous proposent tout au long de la programmation différents temps forts autour de la représentation d’ «Un amour sans résistance». À l’issue des représentations, des échanges entre le public et des invités sur une thématique du spectacle permettront d’aborder en octobre la langue Yiddish, les enjeux de l’écriture en littérature et l’histoire de la collaboration. Egalement une rencontre avec l’auteur Gilles Rozier pour découvrir l’histoire de ce roman si singulier aujourd’hui adapté au théâtre. Ces moments sont des espaces privilégiés pour créer autrement la rencontre avec l’oeuvre.

 

Programme Bord Plateau

EN NOVEMBRE:

Dimanche 10 novembre - «Yiddish et allemand: les liaisons dangereuses» échange avec la participation de l’auteur Gilles Rozier

Né au Xe siècle dans la vallée du Rhin, le yiddish est une langue juive qui a beaucoup emprunté aux langues germaniques. De sorte que, de nos jours, yiddish et allemand présentent de nombreuses similitudes mais tant de choses les séparent néanmoins, culturellement, historiquement, sociologiquement.

Gilles Rozier est écrivain, traducteur (hébreu et yiddish) et éditeur. Il a été directeur de la Maison de la culture yiddish de 1994 à 2014. En 2016, il a fondé les éditions de l’Antilope. «Un amour sans résistance», roman paru en 2003 aux éditions Denoël, en 2005 en Folio, a été traduit en 12 langues. Son dernier roman «Mikado d’enfance» est paru le 22 août - éditions de l’Antilope.

Lundi 11 novembre - «Résister ou collaborer?» - rencontre avec le metteur en scène Gabriel Debray

Dans le cadre de cette rencontre Gabriel Debray échangera avec le public sur l’histoire de cette création, de la découverte du roman «Un amour sans résistance» à sa mise en scène. Il reviendra sur l’enjeu principal de cette pièce qui, interroge aujourd’hui le public sur la notion d’engagement.

Après une formation initiale de comédien, Gabriel Debray s’oriente vers la mise en scène et assiste plusieurs metteurs en scène comme Joël Jouanneau, Michel Raskine et Christian Schiaretti. Directeur artistique du théâtre Le Local depuis son ouverture en 2002, ses créations retracent une histoire du regard façonné par les sociétés modernes. À travers ces adaptions et les commandes d’auteurs, Gabriel Debray reconstitue des moments clefs de notre façon de voir et de raconter le monde.

Samedi 16 novembre «Théâtre & danse: état de corps» avec la participation de Claire de Monclin

Claire de Monclin a réalisé des interventions auprès des comédiens du spectacle. Il s'agissait de prendre en compte leurs propositions gestuelles et de faire des suggestions pour préciser certains états de corps afin d'ancrer le personnage dans sa réalité corporelle et de rendre ainsi plus lisible leurs intentions. Cette attention portée au corps, parfois en des détails infimes, a permis aux acteurs et au metteur en scène de poursuivre leurs questionnements sur le sens du texte.

Danseuse contemporaine, chorégraphe et pédagogue, Claire de Monclin questionne les liens qui nous unissent à travers les mouvements du corps. Après une formation théâtrale, Claire de Monclin apprend la danse contemporaine avec Françoise et Dominique Dupuy, et danse aux Etats-Unis. Chorégraphe, elle questionne les liens que des individus peuvent tisser entre eux à travers les mouvements du corps. Autour de propositions semblables, enfants et adultes, amateurs et professionnels, sont amenés à partager un moment sensible qui fait écho pour chacun. Différentes formes naissent de ce travail selon les contextes: chorégraphies, bals modernes, performances ou déambulations dansées. Elle développe des collaborations avec d’autres artistes, notamment des plasticiens et travaille régulièrement avec le Centre Pompidou et le Musée d’Histoire de l’Immigration.

Dimanche 17 novembre – Rencontre avec la participation de Tal Bruttmann

Tal Bruttmann est chercheur rattaché à l’EHESS. Ses travaux portent sur les politiques antisémites en France pendant la guerre et sur la «solution finale» en Europe. Auteur notamment de La Logique des bourreaux (Hachette Littératures, 2003), Au bureau des Affaires juives. L’administration française et l’application de la législation antisémite, 1940-1944 (La Découverte, 2006) et «Aryanisation» économique et spoliation en Isère (Presses universitaires de Grenoble, 2010). Il a dirigé avec Ivan Ermakoff, Nicolas Mariot et Claire Zalc «Pour une microhistoire de la Shoah» (Le Genre Humain, Seuil, 2012) et a été commissaire de l’exposition «La spoliation des Juifs: une politique d’Etat», organisée au Mémorial de la Shoah (2013). Il a publié en 2015 «Auschwitz», aux éditions de la Découverte, et «Les cent mots de la Shoah» avec Christophe Tarricone aux PUF en 2016. Son dernier ouvrage, avec Stefan Hördler et Christoph Kreutzmüllern une étude consacrée aux photographies réalisées par les SS à Auschwitz vient de paraître en Allemagne («Die fotografische Inszenierung des Verbrechens», WBG, 2019).

Samedi 23 novembre «La parole se libère: un cheminement» avec la participation de Malgorzata Maliszewska

« Pourquoi quelqu'un se met-il à parler un jour?». Au fond, est-il possible de répondre au «pourquoi»? Dans une tentative de cheminement ensemble pour mieux saisir ce qui peut libérer une parole enfouie et donner lieu à un récit inédit, MaLgorzata Maliszewska proposera au public de faire un détour en déployant une interrogation à partir de chaque mot constitutif de cette question.

MaLgorzata Maliszewska est née à Cracovie où elle a vécu le premier tiers de sa vie dans la propriété familiale dont le jardin, pour reprendre les mots de Jean-Yves Potel*, jouxtait le camp de concentration de cette ville, celui de PLaszów. Elle vit en France, à Paris, depuis 1981. M. Maliszewska a étudié la philologie romane à l’université Jagellon de Cracovie et les lettres modernes à Paris IV. Traductrice et psychanalyste, elle est membre adhérant praticien de la Société de Psychanalyse Freudienne (SPF) et exerce en libéral. * «La fin de l’innocence. La Pologne face à son passé juif», Editions Autrement, 2009.

Dimanche 24 novembre «La déportation pour motif d’homosexualité: les oubliées & les oubliés de la mémoire» avec la participation de Daniel Lemoine

En reprenant le contexte historique de la répression homosexuelle et de sa première dépénalisation en 1791 jusqu’au contexte homophobe d'avant guerre ayant conduit à la loi de Vichy de 1942, puis aux déportations homosexuelles, cette rencontre permettra de présenter l’évolution du regard à connotation judéochrétienne sur l’homosexualité, porté par la société occidentale.

Daniel Lemoine est Vice-président de l'association mémorielle de la Déportation Homosexuelle «Les Oublié-e-s de la Mémoire» (ancien délégué Paris Ile-de-France). Enfant de déporté, (son père fut déporté - résistant à Auschwitz et Buchenwald, «Mort pour la France») il s’engage dès sa jeunesse dans le devoir de mémoire comme membre adhérent de plusieurs associations luttant contre toutes les discriminations. Il est membre actif des «Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation» (93) et militant associatif du «Devoir de Mémoire». Enseignant de Lettres de 1975 à 1997, il est également licencié d’Histoire. Par la suite, il occupe diverses fonctions dans les domaines de la Formation, de la Sécurité et de la Justice.

Les «Oublié-e-s» de la Mémoire est une association mémorielle nationale reconnue officiellement par les pouvoirs publics (Etat et institutions). Elle œuvre depuis 2003 à la connaissance de la déportation pour motif d’homosexualité et sa reconnaissance en France et au-delà. À travers ses délégations territoriales elle agit dans le tissu mémoriel et LGBT, avec les collectivités locales et le monde éducatif.

 

En octobre

Dimanche 6 octobre «Les lieux de la collaborations à Paris» avec la participation de Cécile Desprairies

À l’occasion de cet échange, Cécile Desprairies abordera avec le public un aspect moins connu des années 1940 à 1944: la topographie de l’Occupation et de la collaboration. De la situation géographique des immeubles spoliés à leur histoire, qui n’est jamais le fruit du hasard.

Philosophe et germaniste de formation, Cécile Desprairies travaille dans l'édition. Pour son ouvrage «Paris dans la collaboration», elle a mené de longues recherches en France et en Allemagne. Elle est l'auteur de «Ville lumière, années noires» (Denoël, 2008 ).

Lundi 7 octobre : «La genèse du récit» - Echange avec l’auteur Gilles Rozier

Dans le cadre de cette rencontre Gilles Rozier abordera l’histoire de l’écriture de son roman «Un amour sans résistance».

Gilles Rozier est écrivain, traducteur (hébreu et yiddish) et éditeur. Il a été directeur de la Maison de la culture yiddish de 1994 à 2014. En 2016, il a fondé les éditions de l’Antilope. «Un amour sans résistance», roman paru en 2003 aux éditions Denoël, en 2005 en Folio, a été traduit en 12 langues. Son dernier roman «Mikado d’enfance» est paru le 22 août - éditions de l’Antilope.

Samedi 19 octobre «Du Yiddishland à la Destruction – une éthique de la langue.» avec la participation de Serge Niemetz

Le yiddish qui, au cours du processus d’émancipation, a offert à nombre de Juifs de l’Est un accès à la culture moderne, devient avec la recherche d’assimilation un jargon à refouler, à oublier et à faire oublier. C’est par la parfaite maîtrise de la langue allemande que l’on compte assurer sa position sociale. La valorisation de la langue, voire sa sacralisation - notamment chez les intellectuels qui s’éloignent du judaïsme -, se traduit par la forte présence des Juifs parmi ceux qui, en savants ou en poètes, en font l’objet privilégié de leur travail. Elle s’exprime aussi par l’idée que son usage, impliquant des choix tant esthétiques que politiques, doit être régi par une éthique rigoureuse. On peut voir cette exigence à l’œuvre de façon particulièrement originale et riche d’enseignements pour nous chez deux auteurs très singuliers: l’Autrichien Karl Kraus (Gitschin, maintenant en République tchèque, 1874, - Vienne, 1936); l’Allemand Viktor Klemperer (Landsberg an der Warthe, ville maintenant polonaise, 1881 – Dresde, 1960).

Serge Niémetz est Normalien, agrégé de lettres, auteur de "Stefan Zweig - Le Voyageur et ses mondes», la référence française en la matière. Outre d'importantes traductions de Ludwig Harig, Lion Feuchtwanger ou Georg Hermann, on lui doit notamment la traduction du «Monde d’hier», de Stefan Zweig (Belfond, 1993; Le Livre de Poche, 2010).

Dimanche 20 octobre «Un homme ou une femme? La contrainte littéraire selon OULIPO» avec la participation d’Hervé Le Tellier

L’écriture du roman est un récit à la première personne où, intentionnellement, Gilles Rozier n’a précisé le sexe du narrateur, laissant ainsi au lecteur une libre interprétation. Dans le cadre de cette rencontre, Hervé Le Tellier fera la passerelle avec l’écriture Oulipienne dont la construction s’articule autour d’une contrainte parfois cachée du lecteur… À l’automne 1960 s’est constitué un petit groupe d’amoureux des lettres qui s’est d’abord appelé Séminaire de Littérature Expérimentale, avant de se doter du nom d’Ouvroir de Littérature Potentielle (en abrégé Oulipo). La charte en a été d’emblée fixée ainsi par Raymond Queneau: «Nous appelons littérature potentielle la recherche de formes, de structures nouvelles et qui pourront être utilisées par les écrivains de la façon qui leur plaira».

Hervé Le Tellier est écrivain, membre de l'Oulipo. Docteur en linguistique, il est l’auteur d’un essai sur l’esthétique de l’Oulipo, et enseigne également le journalisme à Paris III et les pratiques rédactionnelles à Paris V. Il a collaboré à l'émission «Des Papous dans la tête» sur France-Culture et, depuis 2002, à la lettre électronique matinale du journal Le Monde, à travers un billet d'humeur, intitulé «Papier de verre». Hervé Le Tellier a notamment publié Le Voleur de nostalgie (Seghers 1992, Castor Astral, 2005), Les Amnésiques n'ont rien vécu d'inoubliable (Castor Astral, 1998), Joconde jusqu'à 100 (Le Castor Astral, 2017), ou Assez parlé d’amour (Lattès, 2009). Il est l’auteur de la pièce Moi et François Mitterrand, un seul en scène avec Olivier Broche, en tournée depuis 2016. Son dernier livre, Toutes les familles heureuses (Lattès, 2017), est un récit familial.


Déc
2019

du 14 au 23

Attention: pas de représentation le samedi 21

Samedi à 19h
Dimanche à 17h
Lundi à 19h

réservation01

Tarifs:
12 € (tarif plein)
8 € (tarif réduit*)
3 € (Rsa)

* Enfants - 12 ans, étudiants, demandeur d’emploi, sénior 60+, adhérents Ombre en lumière

Théâtre

«Les chaussures rouges»

Compagnie Les galopins…
D'après les récits de Hans Christian Andersen et Clarissa Pinkola Estés
Adaptation & mise en scène: Pierre Boucher
Avec: Coline Moser, Pauline Phelix, Léa Squarcio
Chorégraphie: Marine Vincent
Scénographie: Benjamin Gabrié
Costumes: Canelle Charlanes
Création masques: Majan Pochard
Création sonore: Julian Julien
Création lumière: Théo Tisseuil

Les chaussures rouges

Une forêt. L’hiver approche. C’est la saison du Diable.

Il rôde autour d’une pauvre Petite Fille aux pieds nus qui a faim, froid. Son père est absent et sa mère est malade. Alors, pour sortir de la misère, elle fabrique des chaussures. Rouges. Mais comme personne ne les lui achète, elle décide de les porter elle-même. Surprise et heureuse que ses chaussures lui aillent comme un gant, elle danse, danse de joie.

Furieux de voir sa proie lui échapper, le Diable emporte la Mère de La Petite Fille et promet à l’orpheline qu’Il reviendra, et que, ce jour-là, elle aura aux pieds ses souliers, les souliers du Diable. Les souliers rouges. Et qu’elle dansera, dansera, dansera, dansera… Pour l’éternité?

 

Avec le soutien du Théâtre des Quartiers d'Ivry - CDN


Informations générales

Plein tarif: 12 €
Demi-tarif: 8 € (enfants, étudiants, chômeurs, seniors)
Rsa/Public partenaire: 3 €

Le Local est soutenu par la CGET, la Mairie de Paris, la Préfecture de Paris et le Logement français.

Renseignements, réservations:
tel: 01 46 36 11 89
infos@le-local.net